André.

 

André a le regard noyé dans sa bouteille

Son dernier port, son dernier soleil

André ne rêve plus depuis longtemps, il tangue

Mourir dans la rue, le corps exsangue

Il parle tout seul, les gens se moquent de lui

Des pièces résonnent parfois sur le trottoir, son lit.

 

Laissez-moi tranquille, ma vie fout le camp

Mon pays c’est la rue et mon espoir ce banc

Que m’importe de mourir, je suis déjà mort

Je ne crois plus en Dieu ni aux hommes, je veux boire encore.

 

André titube, virevolte, on dirait qu’il danse

Mais il fouille dans les poubelles en silence

Digne dans l’urgence, son privilège, sa fierté

Mais au fond de ses yeux, tant d’humanité

Il dort n’importe où, mais il ne dort pas, il tombe

André ne rêve plus, il étouffe dans la ville sa tombe.

Laissez-moi tranquille, ma vie fout le camp
Mon pays c’est la rue et mon espoir ce banc
Que m’importe de mourir, je suis déjà mort
Je ne crois plus en Dieu ni aux hommes, je veux boire encore.

 

Rouge comme le vin ce sang dans mes veines

Trop jeune pour rejoindre d’autres plaines

C’est sûr, je ne gagnerai pas au change.

 

Laissez-moi tranquille, ma vie fout le camp

Mon pays c’est la rue et mon espoir ce banc

Que m’importe de mourir, je suis déjà mort

Je ne crois plus en Dieu ni aux hommes, je veux boire encore.

 

Mais André ne dit même plus merci, il trinque

À la santé de tous ces badauds impudiques.

 

Laissez-moi tranquille, ma vie fout le camp

Mon pays c’est la rue et mon espoir ce banc

Que m’importe de mourir, je suis déjà mort

Je ne crois plus en Dieu ni aux hommes, je veux boire encore.

 

Jean-Michel Bartnicki.

Composition et interprétation : Paul Mahoni

Chanson reprise sur scène par Claire Danjou

Cette chanson fait partie de mon recueil '' Ma voix s'exprime sous le silence de ma plume '' publié aux éditions Edilivre en 2007.

 

Premier prix de poésie avec ce texte lors du premier concours de poésie organisé par la ville de Montecarlo ( Toscane ) en 2005 

 

André en italien

Premier prix de poésie en Toscane au mois de Juillet 2005.

Andrea

Andrea ha lo sguardo annegato nella bottiglia

Il suo ultimo porto, il suo ultimo sole

Andrea non sogna più da molto tempo, fluttua.

Morire per strada, il corpo esangue

Parla da solo, la gente lo prende in giro.

Alcune monete tintinnano a volte sul marciapiede : il suo letto.

 

Lasciatemi in pace, la mia vita fugge via

Il mio paese è la strada e la mia speranza questa panchina.

Che m’importa di morire, sono già morto.

Non credo più in Dio, ne agli uomini, voglio bere.

 

Andrea titubante, compie giravolte, si direbbe danzare,

Ma fruga nella spazzatura in silenzio

Degnitoso nel bisogno, il suo privilegio, la sua fierezza.

E in fondo al suo sguardo, tanta umanità.
Dorme ovunque, ma non prende sonno, cade.
Andrea non sogna più, annega nela città : la sua tomba.

 

Lasciatemi in pace, la mia vita fugge via

Il mio paese è la strada e la mia speranza questa panchina.

Che m’importa di morire, sono già morto.

Non credo più in Dio, ne agli uomini, voglio bere.

 

Rosso come il vino, quasto mio sangue nelle vene.

Troppo giovane per raggiungere altre valli
Sicuramente non gaudagnerei al cambio.
Ma André non ringrazia nemmno più, tracanna.
Alla salute di tutti questi impudici balordi

Lasciatemi in pace, la mia vita fugge via
Il mio paese è la strada e la mia speranza questa panchina.

Che m’importa di morire, sono già morto.

Non credo più in Dio, ne agli mini ; voglio bere.

 

Jean-Michel Bartnicki 

Traduction : Domenico Bertuccelli “Gavorchio

Poème récité par Wania Weller ( Italie ) sur une composition originale de Livio Guerra ( Italie ). Je les remercie tous les deux .

 


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Je vous répondrai en ligne avec grand plaisir.

Page mise en ligne le 05/03/14.

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